Rabat s’apprête à accueillir un duel au sommet du football africain. Le 13 novembre prochain, les Lions Indomptables du Cameroun et les Léopards de la République Démocratique du Congo se donneront rendez-vous pour une demi-finale à couper le souffle, dans le cadre du mini-tournoi de barrage africain pour la Coupe du Monde 2026. Un choc fratricide à élimination directe, où l’histoire ne servira que de toile de fond, face à l’urgence d’une qualification.
Dernier rempart avant l’Intercontinental
Les deux nations, piliers du football continental, se retrouvent sur un chemin de traverse après avoir manqué la qualification directe pour le Mondial. Le Cameroun a dû se contenter de la deuxième place du Groupe D, cédant le pas au Cap-Vert. De son côté, la RDC a vu ses espoirs s’éteindre face à la domination du Sénégal dans le Groupe B.
Ce tournoi de barrage, qui se déroule au Maroc , offre une ultime chance. Seul le vainqueur de cette épreuve à élimination directe obtiendra le précieux sésame pour le tournoi de barrage intercontinental de la FIFA en mars 2026, dernière étape avant le Mondial.
Un historique à l’avantage des Lions
Si le présent s’annonce incertain, le passé, lui, penche clairement en faveur du Cameroun. En 13 confrontations enregistrées, les Lions Indomptables ont largement dominé les débats avec 8 victoires, contre seulement 4 matchs nuls et un unique succès de la RDC.
Le seul et unique succès des Léopards contre le Cameroun remonte à loin : c’était lors de la CAN 1998, sur le score de 1-0. Depuis, la RDC court après l’exploit en match officiel, concédant la majorité des rencontres cruciales.
Les Léopards n’ont plus goûté à la victoire face aux Lions depuis 27 ans, subissant une série de revers et de nuls qui pèse lourdement sur les esprits. Les plus récents affrontements, y compris lors du CHAN, ont confirmé cette tendance camerounaise.
Le 13 novembre prochain, le Cameroun tentera de capitaliser sur cet ascendant psychologique, tandis que la RDC cherchera à briser cette malédiction historique pour arracher le droit de rêver au Mondial. La tension sera maximale : pour l’une des deux légendes, le rêve de 2026 s’arrêtera net au Maroc.
©Yannick Fotso