La scène sportive camerounaise a été secouée ce 14 janvier par un communiqué du secrétaire général de la Fécafoot. Isaac Noé Mandong informait l’opinion publique de la suspension du président Samuel Eto’o Fils pour 4 matchs avec une amende de 20 mille dollars. Des décisions prises par le jury disciplinaire à l’issue d’une enquête du conseil disciplinaire de la CAF.
En effet, au soir des quarts de finale de la CAN 2025, la CAF avait prescrit une enquête suite des incidents ayant émaillé les rencontres Nigéria – Algérie et Maroc – Cameroun. C’est donc dans ce cadre que le président de la Fécafoot a été condamné. Une condamnation questionnable car jusqu’ici, les faits retenus contre lui ne sont pas connus. Même le SG de la fédération ignore lui-aussi les motifs d’une décision aussi sévère prise par l’instance continentale. “ La Fédération relève que cette décision, ayant conduit à une suspension de quatre (4) matchs assortie d’une amende de vingt mille (20 000) dollars américains, est dépourvue de toute motivation explicite”, peut-on lire sur le communiqué.
Au sein de l’opinion, les supputations vont bon train. Au soir de l’élimination des Lions Indomptables par le Maroc deux vidéos du président de la Fécafoot, ont été largement relayées. La première montrait l’agacement de Samuel Eto’o Fils suite aux décisions controversées de l’arbitrage. La deuxième montrait Samuel Eto’o dans les vestiaires en train de féliciter les joueurs pour leur parcours. Pour Franck Armel Ngoumou, la CAF a été sévère : “Que la CAF dise clairement ce qu’elle reproche au président. Comment peut-on sanctionner une personne sans présenter ce qui lui est reproché. Sa vidéo de gêne suite aux décisions controversées de l’arbitrage semble retourner contre lui. Si c’est le cas, je pense que c’est injuste. On attend d’en savoir plus. On espère qu’une enquête sera ouverte aussi au sujet de la prestation des arbitres”. La Fécafoot annonce faire appel de cette décision.