CAN 2025 : Olivier Kemen, le soldat du milieu qui n’a jamais lâché

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Cela faisait longtemps qu’Olivier Michel Kemen n’avait plus été convoqué en sélection nationale. Une absence difficile à expliquer, tant le milieu de terrain enchaînait les prestations solides et constantes en club. Mais dans le football camerounais récent, le mérite n’a pas toujours suffi. Le principal tort de Kemen ? Ne pas appartenir au cercle restreint qui gravitait autour de l’ancien sélectionneur Marc Brys et qui, de facto, décidait de qui avait droit à la tanière… et de qui devait attendre.
Face à cette injustice, Olivier Kemen n’a jamais crié, jamais polémiqué, jamais triché. Il a choisi le silence, le travail et la dignité. Match après match, il a continué à répondre présent en club, à élever son niveau de jeu, convaincu qu’un jour, le football finirait par lui rendre justice.
Ce jour est arrivé.
En le convoquant pour cette Coupe d’Afrique des Nations, David Pagou a réparé une anomalie, corrigé une injustice sportive. Et depuis le début du stage à Casablanca, au Maroc, la réponse du joueur est sans équivoque : engagement total.
Sur le terrain, Keumen impressionne par sa motivation, son sérieux et sa discipline. On le sent libéré, concentré, affamé. Le joueur ne cache d’ailleurs pas son ressenti : il dit avoir retrouvé une tanière saine, un environnement où l’on peut travailler sereinement, où le football reprend ses droits.
Un milieu complet, moderne et intelligent
Sur le plan technique, Olivier Michel Kemen est un milieu de terrain polyvalent, capable de jouer aussi bien en sentinelle qu’en relayeur. Propre dans la récupération, il excelle dans l’anticipation, le placement et la lecture du jeu. Son premier contrôle est sûr, ses transmissions sont précises, et il sait casser les lignes par la passe comme par la projection.
Tactiquement, c’est un joueur très intelligent, discipliné, qui respecte les consignes tout en apportant de l’équilibre à l’équipe. Il travaille pour le collectif, ferme les espaces, soulage la défense et permet aux joueurs offensifs de s’exprimer. Un joueur de l’ombre, mais ô combien précieux.
Mentalement enfin, Kemen incarne la résilience. Peu de joueurs auraient accepté une si longue mise à l’écart sans se décourager. Lui a tenu, convaincu que le travail finirait par payer. Aujourd’hui, il arrive à la CAN avec une envie féroce de prouver, non pas par des mots, mais par des actes.
Le dossard 20, un symbole de continuité
Pour cette CAN, Olivier Michel Kemen héritera du dossard numéro 20, longtemps porté par Bryan Mbeumo. Un numéro chargé de responsabilité, mais que le milieu camerounais semble prêt à assumer pleinement.
Il n’attend désormais qu’une chose : le coup d’envoi de la compétition, pour se mesurer aux adversaires des Lions Indomptables et confirmer, sur le terrain, que le Cameroun peut compter sur lui.
kamerfoot depuis casablanca au Maroc
Olivier Michel Kemen n’est pas un invité.
Il est un soldat revenu à la maison.

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