À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 au Royaume du Maroc, Kamerfoot ouvre une série consacrée à l’histoire de la compétition et aux épopées légendaires des Lions Indomptables. Un retour nécessaire sur les moments qui ont bâti la gloire de la sélection camerounaise.
Le Maroc 1988 : le Cameroun sur le toit de l’Afrique
Il y a 37 ans, le 27 mars 1988, le Cameroun inscrivait pour la deuxième fois son nom au palmarès de la CAN. Cette édition, organisée au Maroc, s’était conclue par une finale aussi intense que tactique face au Nigeria. Les Lions Indomptables s’imposent 1-0 grâce à un penalty parfaitement transformé par Emmanuel Kundé, devant près de 50 000 spectateurs réunis au mythique Stade Mohammed V de Casablanca.
Cette victoire venait couronner une campagne maîtrisée par le Cameroun, qui participait alors à sa sixième phase finale de la CAN. Elle consacrait surtout la montée en puissance d’un groupe soudé, discipliné et porté par un homme au sommet de son art.
Roger Milla, star incontestée de la compétition
L’édition de 1988 fut en effet celle de Roger Milla. Magicien du jeu, leader charismatique et buteur décisif, il fut désigné à la fois meilleur joueur et meilleur buteur du tournoi, avec deux réalisations. Une performance exceptionnelle qui renforça son statut de légende du football africain.
Moment symbolique : le trophée de la CAN 1988 fut remis au capitaine camerounais Roger Milla par le Roi Mohammed VI, alors prince héritier. Une image forte, restée gravée dans la mémoire collective.
CAN 2025 : le Cameroun face à son destin
Trente-sept ans plus tard, l’histoire pourrait-elle se répéter sur les terres marocaines ? Les Lions Indomptables, logés dans le groupe F en compagnie de la Côte d’Ivoire, du Gabon et du Mozambique, nourrissent de grandes ambitions. Leur entrée en lice est programmée pour le 24 décembre 2025 contre le Gabon, au Grand Stade d’Agadir.
Alors que le pays attend un sixième sacre continental, une question s’impose :
le Cameroun pourra-t-il réécrire la légende là même où elle s’est si brillamment écrite en 1988 ?
Une certitude demeure : le destin des Lions Indomptables est entre leurs mains… et leurs pieds.
© Marcel NDI