FECAFOOT: Bientôt les élections sur une chaussée glissante

La course est lancée et selon toute vraisemblance, le maître à bord le président Happi Dieudonné détient toutes les clés pour dévoiler avant la fin de décembre 2018 le nom du président de la Fédération camerounaise de football. Des noms circulent dans les officines. Mais, les pressentis ont-ils les mêmes chances de figurer sur la liste définitive des candidats retenus ? Le fichier électoral a encore subi une cure de jouvence.

 Deux noms dans le Littoral reviennent sur les lèvres même si dans les indiscrétions, le promoteur de la Kadji Sport Academy Gilbert Kadji serait non partant. Un de ses proches, partenaire au projet KSA, ne cesse de le marteler sur les réseaux sociaux. En effet, le président Michel Kaham l'a maintes fois annoncé avec insistance. Pour quel intérêt ? Cette implication pourrait-elle indiquer que le coach, très imprégné et introduit dans les arcanes du football au Cameroun, aurait eu vent d'une autre possibilité pour pallier ce choix opéré par la rumeur. Jamais de fumée sans feu, dit-on.

 Joseph Antoine Bell, un vieux routier, n'a pas encore craché sur le morceau. Très ambitieux par rapport à 1996, son programme est loin du réchauffé. Il est un candidat à prendre très au sérieux. Toutefois, il doit redouter un ou deux candidats qui seraient de la ligue régionale du Nord voire de l'Extrême-Nord. Aucun nom clairement affiché. L'un bénéficierait de soutiens notamment d'un poids lourd, dit-on faiseur de rois dans le microcosme de la balle ronde. Soyons patients. Le moment viendra pour le dévisager. Sauf à imaginer qu'il s'agisse de M. Alim Konaté en vue depuis la sortie critiquée de M. Iya Mohamed, un visionnaire. Pourquoi pas l'honorable Alioum Alhadji, membre de la FECAFOOT et promoteur d'un centre de formation de football. M. Seïdou Mbombo Njoya pourrait-il revenir à de meilleurs sentiments après l'offre refusée dans un passé récent ?

 Un tour dans le chaudron de la FECAFOOT provoque des insomnies. Le fichier électoral vient de recevoir une cure de jouvence. Des équipes barrées et d'autres introduites. Une décision qui remet en cause le sérieux dans le travail du Comité de normalisation tenu au cou par le temps.

 Le Président Dieudonné Happi détient les cartes

Quel que soit le candidat, les règles du jeu sont de nature à mettre hors jeu certains candidats ayant pourtant le profil de l'emploi. Le poste à pourvoir est bien celui de président de la Fecafoot. Il est évident que les poubelles du passé n'étoufferont personne tant il est vrai que certains éléments de disqualification en sortiront. La commission éthique va avoir du pain sur la planche. Courage, sincérité et impartialité guideront leur action.

 Les associations d'associations de type syndical et autres sont à mesure de brouiller les cartes. Raison pour laquelle il faut des actions concertées pour désigner les meilleurs candidats à la succession de M. Iya Mohamed. La LFPC n'en démord pas. Le climat n'y est pas encore de toute sérénité depuis le départ de Mme MENGUELE, sa secrétaire générale. Des personnes avisées et très introduites craignent des dégâts collatéraux de cette éviction justifiée par l'âge de la retraite (!?).

 Au-delà de cette élection, l'enjeu c'est le jeu et l'avenir de notre jeunesse. Bien loin des prétentions égoïstes et personnelles. Alors soyons sérieux au moment de choisir l'homme providentielle. Le président Dieudonné Happi brûle d'envie de finir en beauté son séjour à l’immeuble-siège de Tsinga. A lui de jouer clairement sa carte pour une sortie sans bruit.

 Fernant NENKAM, Dirigeant de sport

Praticien de massage relaxant et thérapeutique