Elections Fécafoot: Ngassa Happi a menti!

Dans une interview accordée à un confrère, l’ancien journaliste sportif de la Crtv et actuel président de MANOA FC  exprime son mécontentement et sa désolation, au terme des élections qui se sont déroulées dans la ligue départementale de football du Moungo, mercredi 14 novembre de l’année courante. Très courroucé, il tire à boulets rouges sur le patriarche Ngassa Happi, par ailleurs président de la commission électorale de la fédération camerounaise de football dans le littoral. A en croire l'homme de média à la retraite, l'ancien vice-président du Comité de normalisation, qui affirmait que les élections se sont bien déroulées dans le Littoral mentait! Sa réaction...
 
« Je ne suis vraiment pas content du déroulement du  processus électoral n’est-ce pas qui a commencé dans nos départements et particulièrement dans le département du Moungo. Parce que j’ai assisté là à une mascarade d’élection qui a été complètement  directionnelle, qui a été orientée n’est-ce pas  depuis peut-être… Monsieur Eto’o qu’on dit que c’est lui qui place les gens partout à la Fecafoot à l’heure actuelle. Et de monsieur Eto’o ça tombe au comité de normalisation et le comité de normalisation envoie des instructions n’est-ce pas à  qui de droit pour gérer les élections localement. Donc j’ai assisté ici à ce que je n’ai jamais vu. Une élection qui est pratiquement une affaire du parti unique. Où un seul camp a fait ce qu’on appelait à l’époque la dictature du prolétariat lorsque le monde était encore confronté au bloc communiste, bloc occidentale, bloc capitaliste etc.  Donc ce que  j’ai vu aujourd’hui m’a édifié du président Ngassa Happi Sopkake que je connais comme un grand homme, comme un grand dirigeant légendaire du football camerounais et africain. J’ai vu aujourd’hui chaque fois que j’ai soulevé  une exception, il a battu l’exception en brèche. Chaque fois il se justifie en disant qu’il applique ce qui  vient de Yaoundé. Il ne modifie rien même s’il y a des erreurs. La preuve dans les papiers venus de Yaoundé, mon propre nom en tant que président de club n’y figurait pas. Les mandats ; c’est moi qui donne les mandats à mes gars qui étaient les délégués. Ils n’avaient pas de noms. Et il a fallu que je recours  chercher des récépissés dans ma voiture dehors pour revenir dans la salle et les lui présenter. Donc je lui dis voilà les œuvres humaines qui ne sont pas parfaites avec des erreurs. Donc on ne peut pas laisser passer les erreurs. Dans le camp adverse dirigé par monsieur Ekwé Blaise, on n’a vu n’est-ce pas un délégué par exemple qui n’a pas de nom dans le bureau directeur de son club tel que l’exige les textes et les règlements. J’ai soulevé l’exception, monsieur le président m’a dit il ne peut rien faire. Donc ça été une élection orientée, une élection dirigée. Et j’estime que ce n’est pas comme ça qu’on construira le Moungo. Je l’ai dit ! Parce que même le Rdpc qui est largement majoritaire dans le parlement bicaméral camerounais, même le Rdpc accepte quelques opposants en son sein pour quand même essayer d’équilibrer la donne. Malheureusement ici les gens croient que c’est en agissant en parti unique et en dictant leur loi, en raflant tout, c’est là qu’ils vont avoir gain de cause. Voilà la conséquence ridicule que nous vivons. Voilà ça. Donc je suis mécontent. Ça ne m’arrange pas.  Et je dis que ce qui s’est passé aujourd’hui est un véritable holdup. Ce n’est pas une élection. Ça été une mascarade. Et le président Happi dans son allocution d’ouverture pour nous encourager, pour nous motiver dans le sens de nous remmener les nerfs n’est-ce pas au talon et bien il nous dit que les gens qui sont là vont construire le football.»
 
Propos décryptés par Rodrigue Djengoué.