CAN 2019: Ahmad Ahmad maintient la menace sur le Cameroun

Au cours d’une conférence de  presse en prélude, à la CAN de football féminin qui a démarré, samedi 17 novembre de l'année courante, en terre ghanéenne, le président de la confédération africaine de football s’est inspiré de la crise, qui perdure au sein de la fédération camerounaise de football depuis bientôt six ans, pour donner la réplique aux camerounais qui critiquent sa gestion.
 
« Moi-même j’ai envie de  poser la question. Jusqu’à maintenant le Cameroun n’a pas encore de fédération. Vous avez une grande responsabilité pour pousser les gens. Tous ces grands footballeurs qui sont là. Et on  n’arrive pas à mettre en place même une fédération. Je me pose des questions lorsque vous m’attaquez souvent. Vous dans l’ensemble je veux dire. Lorsque la presse camerounaise attaque le président de  la CAF tout simplement mais ils oublient que chez eux même il y a beaucoup de choses à faire. Moi personnellement lorsque j’aimerais bien parler haut et fort,  comme chez moi il y a  un adage, il faut que je nettoie tout d’abord ma cour avant de dire que mon voisin sa cour est sale. Moi je pense que vous devez faire ce travail. Et ça continue même sur la première question tout à l’heure. C’est que, nous avant d’augmenter le nombre de participants d’équipes ou  avant de toucher à quoi que ce soit sur le format actuel... Je crois que la première responsabilité du département avec la commission évidemment c’est la CAF avec la commission concernée c’est de développer, c’était parmi les résolutions sorties du symposium de la ligue nationale du football féminin. Il faut qu’on développe le football au niveau des clubs, au niveau des jeunes. Si nous voulons aller de l’avant, n’allons pas seulement au niveau des compétitions des clubs, des équipes nationales. Il faut qu’on arrive à mettre en place, à  redynamiser et c’est de cette manière qu’on peut aller de l’avant. Moi j'étais très ravi hier d’entendre par exemple, que  l’équipe du Ghana, les U17 ont marqué cinq buts dans une compétition mondiale. Donc c’est sur ça qu’on doit axer nos actions au niveau des jeunes et au niveau des clubs. A ce moment là nous aurons des équipes nationales dignes quand même de ce nom pour qu’on puisse améliorer   le format des compétitions ou toucher à quoi que ce soit au niveau du sommet.»
 
Propos décryptés par Rodrigue Djengoué.