Mondial 2026 : L’Albiceleste survit à la Suisse et s’offre un choc face à l’Angleterre
Le football ne tient parfois qu’à un fil. Ce samedi 11 juillet, à Kansas City au Etats Unis, l’Argentine a une nouvelle fois dansé sur le bord du précipice avant de finalement valider son ticket pour les demi-finales de la Coupe du Monde 2026. En s’imposant 3-1 face à une équipe de Suisse aussi courageuse qu’offensivement limitée, l’Albiceleste a décroché sa place pour le choc tant attendu contre l’Angleterre, prévu mercredi prochain.
Le scénario devient une habitude, presque une marque de fabrique. Après ses qualifications aux allures de miracle face au Cap-Vert puis l’Égypte lors des tours précédents, l’Argentine abordait ce quart de finale avec une pression immense. Pourtant, sur la pelouse, la réalité a rapidement rattrapé les attentes.
Face à une Suisse inoffensive, les Argentins n’ont jamais réussi à imposer leur loi. Bien au contraire. Le jeu proposé a été laborieux, dénué de la créativité nécessaire pour faire basculer un match de ce niveau. L’Albiceleste a semblé engluée dans ses propres doutes, multipliant les approximations techniques et les choix tactiques poussifs.
La dépendance Messi, un pari risqué
Plus inquiétant encore pour le staff argentin : la fébrilité affichée tout au long de la rencontre a mis en lumière une dépendance maladive à son capitaine, Lionel Messi. Peu inspiré et souvent esseulé, le génie argentin a peiné à sortir son équipe de l’ornière ce samedi soir. Si l’Argentine a fini par faire la différence durant la prolongation, c’est davantage par un sursaut d’orgueil que par une quelconque maîtrise collective.
Si le score final de 3-1 est flatteur, il ne saurait occulter les carences criantes d’une sélection qui semble s’user au fil des tours.
Cap sur l’Angleterre
La qualification est certes là, mais le temps presse. Mercredi 15 juillet 2026, Messi et ses coequipiers croiseront le fer avec l’Angleterre pour une place en finale. Face à une formation britannique nettement plus structurée et percutante que la Suisse, le miracle pourrait cette fois ne pas suffire. Pour rêver du sacre, l’Argentine devra impérativement retrouver son football, sous peine de voir son aventure américaine s’arrêter brutalement dans trois jours.#KAMERFOOT
©Yannick Fotso, envoyé special à Toronto au Canada