Mondial 2026 : Les Léopards au pied du mur
Le rêve des Léopards a subi un sérieux coup de frein au stade Akron de Guadalajara. Face à une Colombie clinique et dominatrice, la République démocratique du Congo s’est inclinée sur la plus petite des marges (0-1), compromettant ses ambitions dans ce Mondial 2026.
La marche était sans doute trop haute, ou peut-être la pression trop forte. Après une entrée en matière encourageante contre le Portugal, les hommes de Sébastien Desabre ont livré une prestation en deçà de leurs standards habituels. Face à des Cafeteros maîtrisant parfaitement leur sujet, les Fauves congolais ont semblé en manque de ressort.
Une domination colombienne sans partage
Dès l’entame, la physionomie de la rencontre ne laissait que peu de place au doute. Appliqués, les Colombiens ont imposé un pressing haut et une gestion du tempo qui ont étouffé les velléités congolaises. Si la défense a longtemps fait le dos rond, elle a fini par céder face à la rigueur sud-américaine.
Côté offensif, le constat est alarmant : le bloc congolais n’a jamais réussi à se montrer dangereux. Il aura fallu attendre les arrêts de jeu (92e) pour voir le premier tir cadré de la rencontre, signé Nathanaël Mbuku. Une statistique révélatrice d’une inoffensive coupable qui a facilité la tâche aux Colombiens.
Un groupe K qui se resserre
Avec ce revers, la situation comptable de la RDC se fragilise dangereusement. La Colombie s’envole en tête avec 6 points, suivie par le Portugal (4 points). Les Léopards pointent désormais à la troisième place avec une unité au compteur, devançant l’Ouzbékistan, lanterne rouge.
L’ultime espoir contre l’Ouzbékistan
Tout n’est cependant pas encore perdu. Si la qualification directe semble compromise, le destin des Léopards reste entre leurs mains lors de la dernière journée. Dimanche 28 juin prochain, face à l’Ouzbékistan, la victoire sera impérative.
Pour espérer prolonger l’aventure, les Congolais devront non seulement l’emporter, mais aussi scruter attentivement le résultat du Portugal et l’évolution de leur différence de buts. Une autre porte de sortie existe : une place parmi les meilleurs troisièmes du tournoi. Les Léopards disposent de trois jours pour panser leurs plaies, retrouver leur tranchant et transformer cette désillusion en une étincelle de rédemption.#KAMERFOOT
©Yannick Fotso, envoyé special au Canada